Skip to main content
Featured Video Play Icon

Visite de l’abbaye Saint-Vincent au Mans

L’abbaye royale Saint-Vincent est une ancienne abbaye bénédictine française située au Mans dans la Sarthe. Ce qu’il en reste aujourd’hui est occupé par le lycée Bellevue. Il s’agit une abbaye médiévale construite en 572, formant ce qui allait être plus tard le faubourg Saint-Vincent. L’édifice est aujourd’hui situé dans le quartier des Maillets. Le logis de l’abbé ainsi qu’une partie des bâtiments mauristes sont classés au titre de monuments historiques tandis que l’aile Lassus et les parties non classées des bâtiments mauristes sont inscrites au titre des monuments historiques.L’évêque Domnole rentre en fonction dans la ville en 559. Il est l’ancien abbé de Saint-Laurent de Paris et est le protégé de Clotaire Ier, fils de Clovis. De plus, il vit sous l’influence de Saint-Germain, grand évêque de Paris, possédant ses intérêts au Mans. Domnole est un grand bâtisseur pour la ville, il fonde successivement Saint-Martin, Saint-Julien et Saint-Pavin avant de réaliser la première dédicace de Saint-Vincent en 572, encouragé par l’archevêque de Paris. L’abbaye est installée sur le domaine de Tresson. À l’époque, cette partie n’est qu’un ensemble de champs et de pâturages situé dehors les murs, à 300 mètres de l’est de la cité. Ce domaine est cédé par Saint-Germain, ainsi que les cours d’eau et les esclaves. Sont également cédés à l’abbaye les domaines de Fresnaye, riches en vignes. Il semble qu’un autre domaine, certainement situé non loin du gué de Maulny, au point de confluence entre Huisne et Sarthe, ait été donné au monastère. L’évêque Bertrand attribuera 20 sous à l’abbaye dans son testament, en la plaçant au second de ses legs après Saint-Victeur. On ne peut définir avec certitude la date d’instauration de la règle bénédictine au sein de l’abbaye. Cependant, on sait qu’un grand élan bénédictin anima Le Mans dès le début du viie siècle. Pour preuve, on alla chercher en Italie, les reliques de Saint-Benoît et de Sainte-Scholastique, cette dernière devenant la sainte de la ville. Au viiie siècle, les monastères manceaux sont au plus bas. À la mort de l’évêque Gauziolène, plus aucun monastère n’est debout contrairement aux trente-six de son arrivée.

Vous pensez être incollable sur le patrimoine de France ? Testez-vous !
Répondez aux 15 questions et découvrez votre classement
Nous non plus nous n'aimons pas les spams. 100% sans spam !