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L’art français n’existe pas ? #1

L’art français : existe-il ou n’existe-t-il pas  ? Au vue des images, il semblerait que si…

Un monument historique est, en France, un monument ou une entité recevant par arrêté un statut juridique destiné à le protéger, du fait de son intérêt historique, artistique ou architectural. Deux niveaux de protection existent : un monument peut être « classé » ou « inscrit » comme tel, l’inscription (dit jusqu’en 2005 « à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques ») étant une protection présentant un intérêt remarquable à l’échelle régionale, contrairement au classement, protégeant les monuments présentant un intérêt à l’échelle de la nation et qui constitue ainsi le plus haut niveau de protection1. Dans le cas d’immobilier, l’arrêté de protection énumère les parties de l’édifice qui sont protégées, à moins que celui-ci ne le soit entièrement (aussi bien des éléments extérieurs qu’intérieurs), ainsi que ses abords.
Le terme de « Monuments historiques », au singulier comme au pluriel, désigne parfois improprement un monument ayant un cachet particulier ou un style ancien, bien que celui-ci ne soit pas protégé, ou renvoie, par métonymie aux services chargés du recensement, de la protection et du suivi des monuments : service régional de l’inventaire, conservation régionale des monuments historiques et service territorial de l’architecture et du patrimoine, hébergeant les architectes des bâtiments de France.
En 2014, il y avait en France 44 318 monuments historiques, selon la base Mérimée (liste Open-data publiée en 20152) et environ 260 000 objets mobiliers monuments historiques en 2012.

La notion de monument historique, suscitée à la fois par les idées de la révolution française et du romantisme, a conduit à une politique de protection fondée par la monarchie de Juillet. Il s’agit d’une reconnaissance d’intérêt public pour les immeubles (édifices, jardins et parcs, réserves archéologiques, etc.) qui concerne plus spécifiquement l’art et l’histoire attachés au monument et constitue une servitude d’utilité publique.
Il existe deux niveaux de protection : l’inscription au titre des monuments historiques5 (autrefois connue comme « inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques »), pour les meubles et immeubles présentant un intérêt à l’échelle régionale, et le classement au titre des monuments historiques6, à un niveau d’intérêt national. Couramment, on dit d’un bien dans le premier cas qu’il est « inscrit », et dans le second qu’il est « classé ».
Les deux protections peuvent aussi s’appliquer à des objets mobiliers (soit meubles proprement dits, soit immeubles par destination) présentant un intérêt historique, artistique, technique, etc. sous l’appellation de classement au titre objet ou (plus rare) d’inscription au titre objet ainsi que pour le recensement.
Longtemps soumis aux dispositions de la loi du 31 décembre 19137, le classement et l’inscription sont désormais régis par le titre II du livre VI du code du patrimoine et peuvent prendre 15 à 18 mois (partie législative et partie réglementaire).

Malgré sa taille, la locomotive à vapeur 141 R 1199 est classée au titre objet8, comme peuvent l’être des bateaux. Vue depuis le Champ-de-Mars le 29 novembre 2016 de la Tour Eiffel, classée monument historique. Du point de vue légal, cette protection constitue un label officiel français.

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