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Batz-sur-Mer : visite d’une commune de en Loire-Atlantique

Le cartulaire de Redon, conservé aux archives historiques du diocèse de Rennes, atteste d’une population bretonne à Batz au haut Moyen Âge : « L’existence d’une population bretonne à Batz […], est confirmée par le cartulaire de Redon. Une demi-douzaine de chartes de la seconde moitié du ixe siècle conserve le nom de notables de l’île […]. » Ainsi la saline Sissal est attestée dans les chartes du ixe siècle avoir appartenu à Saluus, notable et propriétaire de salines, tout comme est mentionné Caté, du village de Trégaté.

En 843, avant d’attaquer Nantes, les Normands débarquent et se regroupent à Batz. Ils en sont chassés par le duc de Bretagne, Alain Barbe-Torte après 936, soutenu par l’abbé Jean de Landevennec; le duc donne en 945 le territoire de Batz — l’île est alors appelée Bath-Uuernan, « Batz en Guérande » — à l’abbaye de Landévennec qui y fonde un prieuré dédié à saint Guénolé. La communauté est constituée d’un prieur, nommé par l’abbaye mère, qui est responsable d’une petite communauté monastique. Les religieux favorisent par la suite le développement de la région en se consacrant aux cultures et à l’entretien des marais salants, et relancent le commerce du sel. L’administration civile de l’agglomération est assurée par Le Croisic.

À partir de 1450, Batz-sur-Mer fait partie du domaine d’Isabelle d’Écosse, duchesse consort de Bretagne entre 1442 et 1450, par son mariage avec François Ier de Bretagne. Le prieur de l’abbaye bénédictine, qui dépend de celle de Landévennec, est alors Jean de Kerguz, premier chapelain du duc François Ier à cette même époqueLG 1. Dans la seconde moitié du xvie siècle, six religieux animent le prieuré qui est, de fait, passé sous la domination de la famille de Kerguz, originaire de Cornouaille. En effet, à Jean de Kerguz, toujours en fonction en 1475 à l’époque de la construction de la nouvelle église, succède Pierre de Kerguz, second degré de la dynastie.

En cette seconde moitié de xve siècle, la paroisse relève de plusieurs autorités et influences, tant religieuses que civiles. L’évêché de Nantes n’hésite pas à intervenir dans la gestion de la paroisse, l’une des plus riches de son territoire. En 1478, Pierre du Chaffault se déplace en personne jusqu’au Croisic, qui, tout comme Le Pouliguen, fait partie de la paroisse de BatzNote. Un clergé nombreux, que dirige un vicaire perpétuel auquel le prieur délègue la charge des âmesNote, en assure le fonctionnementLG 2. Si le nombre d’ecclésiastiques n’est pas connu, il est suffisamment important pour justifier la constitution d’une confrérie placée sous l’invocation du Saint-Sacrement, déjà mentionnée en 1460LG. En savoir plus cliquez ici

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