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Châteaubriant au Moyen-Age

Châteaubriant au Moyen-Age, des origines à la fin du XV

1. Quand et comment naît la ville de Châteaubriant ?

1.1 Avant Châteaubriant existe Béré dont le peuplement est d’origine celtique, au centre d’une vaste clairière largement défrichée. Vers l’an mil, Béré est une petite cité bruissante d’activités agricoles, artisanales, commerciales, autour de son pôle religieux (un sanctuaire carolingien disloqué, accaparé par des laïcs) et sa nécropole.

Avant 1050, sur des terres de l’Église de Nantes, Brient crée une seigneurie châtelaine dont le chef-lieu est son château auquel il donne son nom. Un nouveau noyau de vie sociale naît dans et autour du château : Castro Brientii.

1.2 Au XIe siècle, la famille de Brient s’associe à la grande abbaye tourangelle de Marmoutier pour asseoir sa domination et ses possessions. L’abbaye possède le prieuré Saint-Sauveur, la paroisse Saint-Pierre, un bourg à Béré, et les moines sont aussi titulaires de Saint-Jean Baptiste jusqu’au début du XIIe siècle.

Entre 1100 et 1150, l’évêque de Nantes, en lien avec les seigneurs de Castro Brientii et en accord avec Marmoutier, affirme son pouvoir sur Saint-Jean Baptiste. La beauté de la nouvelle église illustre la puissance des pouvoirs de Marmoutier et des descendants de Brient.

Au XIIIe siècle, le pouvoir des moines de Saint-Sauveur décline. La paroisse Saint-Pierre est rattachée à la paroisse Saint-Jean Baptiste, le bourg des moines disparaît. Le poids démographique et économique de Béré s’amenuise progressivement à l’heure où le bourg castral devient une ville.

1.3 Le bourg castral naît d’une progressive séparation du château et des habitations d’une population croissante. L’essor de Castrobrientii résulte de la politique de peuplement du pouvoir seigneurial, de la protection du château, du dynamisme démographique des campagnes voisines, des activités artisanales et commerciales, des divers chantiers de constructions… La richesse produite et l’attrait des activités attirent de nouveaux habitants. Le seigneur en tire puissance et fruits.

1.4 Au XIIIe siècle, le bourg castral de Castro Brientii devient une ville avec son église seigneuriale, ses halles, l’installation des moines Trinitaires, l’élévation de l’enceinte de pierre, des fonctions de pôle urbain, un siège de doyenné. Les bourgeois du castrum constituent une communauté maintenant soudée par une véritable identité. Le chemin allant du château à Béré devient l’axe du bourg, la future Grant Rue.

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2. Quels sont les principaux caractères des seigneurs de Châteaubriant au Moyen Âge ?

2.1 La Maison aînée de Châteaubriant devient l’une des plus puissantes familles seigneuriales de la Bretagne. La longue lignée dure du milieu du XIe siècle à 1383.

Le lignage monte en puissance grâce à une remarquable politique d’alliances familiales, qui permet la constitution d’un formidable patrimoine de seigneuries en Bretagne, en Anjou et dans le Poitou.

Une politique d’équilibre savant de fidélités aux ducs de Bretagne et aux rois de France favorise des réseaux entrecroisés sur des terres relevant de la couronne ducale et de la couronne royale. Ces réseaux constituent le socle de la puissance familiale, et leur centre, Châteaubriant, ville bretonne, est situé au cœur de la Marche.

2.2 De 1383 à 1499, les seigneurs de Châteaubriant appartiennent à la Maison de Dinan-Montafilant, qui, comme les principales familles de la haute aristocratie bretonne, doivent composer avec les évolutions des institutions ducales et de la politique royale vis-à-vis de la Bretagne.

Françoise de Dinan, baronne de 1444 à 1499, en est une représentante type mêlant étroitement les intrigues, la politique et ses affaires personnelles.

Entre Bretagne et France, Châteaubriant « paie » très cher l’attitude de volte-face de sa baronne lors du siège d’avril 1488 : le démantèlement de l’ensemble fortifié s’ajoute à la dramatique situation de la population plongée dans la guerre.

3. Comment se présente la ville de Châteaubriant en 1500 ?

3.1 Des plans de la ville sont présentés, avec les principales problématiques qui se posent sur l’organisation de la ville close.

3.2 En 1500, à l’aube de temps nouveaux, Châteaubriant est un ensemble très structuré qui perdure pratiquement tel quel jusqu’au XIXe siècle.

Châteaubriant associe de plus en plus un pôle humain et un centre d’activités à la puissance de la famille de Laval.

La fonction militaire, hier essentielle d’une place forte de la frontière, fait place maintenant à un « nœud » de l’armature urbaine de la Marche.

En 1500, le renouveau à Châteaubriant annonce l’« âge d’or » de la ville au XVIe siècle.

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