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L’histoire de Thouarcé et du bourg de Bonnezeaux

Aux portes d’Angers et au cœur du Maine et Loire, l’histoire de Thouarcé et du bourg de Bonnezeaux se confondent avec l’histoire de France. La capitale des comtes d’Anjou n’est qu’à une trentaine de kilomètres du vignoble. Rattaché au royaume de France en 1258, la région connaît son apogée au XVème siècle sous le bon roi René. A la fin du XVIIIème, les guerres de Vendée font rage jusqu’à Thouarcé, le layon est utilisé comme ligne de démarcation entre Républicains et Royalistes et le mouvement des ailes de moulins sont autant de signaux secrets envoyés aux belligérants. Avec 23 moulins sur la commune, il y avait de quoi constituer tout un langage. Quelques années plus tôt le village concentre à nouveau les feux de l’actualité. En 1774, le roi Louis XVI canalise le layon commencé en 1775, l’opération est placé sous la protection de son jeune frère Monsieur comte d’Anjou et de Provence futur Louis XVIII. Elle a pour but de donner un débouché national sur la Loire aux mines de charbon de Saint Georges sur Layon. Mais elle va aussi permettre au fameux vin liquoreux de se faire connaître dans tout le pays et même au delà. Saccagé à la Révolution, jamais restauré , il n’en restera que les six derniers kilomètres sur une soixantaine au départ qui seront utilisés jusqu’au début du XXème siècle. De la vingtaine d’écluses initiales, celle de Thouarcé est la mieux conservée et la plus facilement visible rue des trois ponts. D’ailleurs l’importance de l’eau est cruciale par ici. Le nom même du cru « bonnes eaux » en dit long. Quelle ironie ! Le nom de l’un des meilleurs vins liquoreux du monde est un hommage à l’eau. Doit-on l’attribuer à des sources minérales ferrugineuses  très en vogue sous le second empire et aujourd’hui disparu ou l’expliquer plus simplement par son origine celte que l’on découvre dès le XIème siècle sous les noms de Buricellius, les spécialistes ne tranchent toujours pas. Tous s’accordent en revanche sur ancienneté du hameau et de Thouarcé et c’est sur son étonnante résistance aux aléas historiques. Incendié deux fois en 1793 et 1794, le village a été le théâtre des plus violents incidents révolutionnaires. Ses plus vieux bâtiments n’ont donc que 200 ans avec quelques exceptions notables toutefois, le cloché beffroi de l’église Saint Pierre, joyau architectural roman du XIIème siècle. L’histoire n’est jamais très loin ici mais elle est toujours bien vivante.

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